Les récits arthuriens

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    Les récits arthuriens

    Message par Timespace le Dim 25 Mar - 9:36

    Sachant qu’il y a, sur ce forum, au moins une autre personne intéressée par les récits arthuriens, à savoir Wookie, je me permets d’ouvrir ce sujet.
    Mon premier contact avec cet univers fut bien sûr le dessin animé Disney quand j’étais petit. J’aime bien mais sans plus.
    Plus tard, à quinze ans, j’ai lu L’Enchanteur de René Barjavel. Depuis, je suis fasciné par la Quête du Graal et par le personnage de Galaad.
    En revanche, je ne suis pas fan du tout de certains autres aspects de l’univers arthurien.
    En premier lieu, tout le côté propagande à la gloire de la royauté anglo-normande qui me déplait fortement. D’ailleurs, je n’aime vraiment pas Arthur (même pas dans Kaamelott).
    J’ai aussi un sérieux problème avec la ré-interprétation très moderne du contexte en une sorte de guerre de religion entre la Religion Wicca (pas l’ancienne religion celtique) et une espèce de Pseudo-Christianisme sorti tout droit des pamphlets de Voltaire.
    A cela s’ajoute le fait que personne n’a l’air de vouloir se pencher sur les personnages qui m’intéressent: Galaad, Elaine, Claudas et Claudin, Constantin III, Lucius…
    Du coup, chaque nouvelle version des récits arthuriens que je découvre, même quand il y a des bons points, s’accompagne chez moi d’une sorte de frustration.
    A tel point que j’ai plus ou moins imaginé la trame d’une version à écrire moi-même. Malheureusement, je ne pense pas en trouver un jour le temps ou le courage.


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    Re: Les récits arthuriens

    Message par Wookie le Dim 25 Mar - 14:01

    On a le même début : Merlin l'Enchanteur. Sympathique mais pareil sans plus, même si à l'époque je le regardais assez souvent, en tout cas c'est ce que mes parents disent.

    Je ne me souviens plus trop comment tout s'est enchaîné. On en avait parlé une fois en classe de primaire je crois et j'étais fascinée (j'ai toujours aimé l'idée des chevaliers, etc...). J'aimais bien regarder Guenièvre Jones aussi (même si mes seuls souvenirs sont Guenièvre de nos jours, l'espèce de petite clairière où elle parle à Merlin et c'est à peu près tout) et je me souviens que j'avais aussi vu un film sur Canal J, l'Apprenti Sorcier avec Robert Davi en Merlin et un Arthur réincarné en gamin je crois qui m'avait assez plu à l'époque. A ce moment-là je connaissais surtout l'histoire d'Arthur, puis Lancelot, Guenièvre et Mordred (et un peu Morgana par extension). J'ai suivit Kaamelott dès sa diffusion TV (pfiou j'avais 9 ans !) tout en poursuivant mes lectures en parallèles. Il y a eu Le Roi Arthur Michael Morpurgo, roman jeunesse qui reprend la version de Chrétien de Troyes mais en se concentrant beaucoup sur Arthur et Lancelot (et il y a un chapitre sur Galaad qui, dans cette version, est le fils bâtard de Lancelot). J'ai ensuite lu Lancelot ou le chevalier de la charrette et Yvain ou le chevalier au lion, avant de lire Perceval ou la quête du Graal en 5e.

    Après, j'ai surtout dérivé d'adaptation en œuvres s'inspirant ou rendant hommage au mythe, ce qui m'a valu quelques déconvenues dans mon plaisir. J'ai surtout en mémoire un livre du titre de Camelot qui raconte l'histoire d'un pensionnat pour garçons et un nouvel élève débarque et se fait appeler Arthur, fonde une sorte de société secrète en donnant les noms de chevaliers à ses camarades. Ça fume, ça boit, l'élève en question à une relation avec sa belle-mère, ou tu du moins un fantasme. Vraiment un truc que j'aurais préféré oublier. J'ai regardé plusieurs adaptations comme le Lancelot avec Richard Gere, Excalibur de Boorman (mais faudrait que je le revois ça fait vraiment très longtemps), La Dernière Légion de Doug Lefler (où on nous raconte comment Uther est en fait le dernier empereur romain ayant fui Rome pour sauver sa vie aider par quelques soldats fidèles et son précepteurs, Ambrosinus (aka Merlin) et a combattu Vortgyn (Vortigern) qui est ici un sorcier maléfique ????), la série Merlin de la BBC (qui là encore prend de grandes libertés mais qui m'avait séduite malgré tout pour un moment), Sacré Graal! des Monty Python (et du coup, la comédie musicale qui en a découlé Spamalot, avec Tim Curry dans le rôle d'Arthur I love you ). En parlant comédies musicales, il me reste à en voir deux sur les cinq que je connais : Camelot de Lerner et Loewe et Artus Excalibur de Franck Wildhorn (le seul truc c'est que c'est en allemand, langue que je commence seulement à apprendre, même si j'ai lu un résumé détaillé en anglais et il s'en passe des choses là-dedans !) (les trois autres musicals étant La Légende du Roi Arthur de Dove Attia, Graal la Légende Musicale de Catherine Lara (projet mort-né cependant dont il ne subsiste qu'un album concept) et Spamalot donc).

    En parallèle j'ai poursuivi mes lectures, et notamment à l'université. Là où j'étais on avait une super BU et en fouillant un peu dans le catalogue j'ai vu qu'en réserve ils avaient The History of the Kings of Britain par Geoffrey de Monmouth dont toute une partie (environ un quart du bouquin) est consacré au mythe arthurien. C'était intéressant mais j'ai dû lutter. L'anglais du XIIe siècle ça finit par donner mal au crâne ^^' !

    Voilà où j'en suis rendu un peu.

    Je n'ai pas forcément de personnage préféré, même si Perceval m'intéresse beaucoup. Par contre, j'aime bien Arthur en tant que personnage et dans sa symbolique. Ce qui m'intéresse chez lui c'est plutôt son "voyage", son évolution et tout ce que cela représente plutôt que le personnage en lui-même (qui est d'ailleurs quasi inexistant chez Chrétien de Troyes). Et puis avec toutes les différentes versions, interprétations, les origines différentes qu'on lui attribue (certains parlent d'un Dux Bellorum qui aurait déserté, d'autres d'un guerrier celte (en mode attaque Arrow ), etc...)

    Comme toi le côté propagandiste et cette de guerre de religions me déplaisent beaucoup et c'est d'ailleurs assez lassant quand ça revient constamment sur le tapis).

    Je note Barjavel, j'avais beaucoup aimé Ravage puis La Nuit des Temps et même si le genre est totalement différent, c'est un auteur que j'apprécie. Je regarderais en librairie quand je serais en France pour les vacances.

    A tel point que j’ai plus ou moins imaginé la trame d’une version à écrire moi-même. Malheureusement, je ne pense pas en trouver un jour le temps ou le courage.

    Ah tu m'intéresses maintenant ^^ !
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    Re: Les récits arthuriens

    Message par Timespace le Dim 25 Mar - 20:07

    Eh bien, de toute évidence, j’ai trouvé meilleure que moi en matière de connaissance de la littérature arthurienne.
    Je n’avais jamais entendu parler de Guenièvre Jones. Je viens d’aller jeter un coup d’oeil sur Wikipedia. Le concept a l’air étrange (ce qui ne veut pas dire que ça ne peut pas être bien, évidemment).

    Wookie a écrit:(et il y a un chapitre sur Galaad qui, dans cette version, est le fils bâtard de Lancelot)
    Oui, c’est l’origine classique du personnage. Galaad a été créé dans le cycle Lancelot-Graal où il est le fils illégitime de Lancelot et d’Elaine, cette dernière ayant abusé de Lancelot en prenant l’apparence de Guenièvre.
    Après, il y a eu diverses adaptations. Parfois, Lancelot et Elaine sont mariés et l’adultère Lancelot/Guenièvre devient ainsi un double adultère. C’est le cas, par exemple, dans la mini-série Merlin avec Sam Neil. J’aime bien cette mini-série même si tout va un peu trop vite.
    J’ai aussi vu un très mauvais film appelé Dragons of Camelot où Galaad devenait le fils illégitime de Lancelot (jusque là, tout est normal) et de… Guenièvre (là, par contre, j’ai grincé des dents).

    Wookie a écrit:J'ai surtout en mémoire un livre du titre de Camelot qui raconte l'histoire d'un pensionnat pour garçons et un nouvel élève débarque et se fait appeler Arthur, fonde une sorte de société secrète en donnant les noms de chevaliers à ses camarades. Ça fume, ça boit, l'élève en question à une relation avec sa belle-mère, ou tu du moins un fantasme. Vraiment un truc que j'aurais préféré oublier.
    J'ai la chance de ne pas connaître mais, au vu de ce que tu me dis, ça n’a rien d’une adaptation de la littérature arthurienne. C’est juste une histoire avec un personnage qui s’intéresse à cet univers.

    Wookie a écrit: La Dernière Légion de Doug Lefler (où on nous raconte comment Uther est en fait le dernier empereur romain ayant fui Rome pour sauver sa vie aider par quelques soldats fidèles et son précepteurs, Ambrosinus (aka Merlin) et a combattu Vortgyn (Vortigern) qui est ici un sorcier maléfique ????),
    J’ai déjà entendu parler de ce film mais je ne l’ai encore jamais vu. Il faudra que j’y remédie un de ces jours.

    Wookie a écrit: la série Merlin de la BBC (qui là encore prend de grandes libertés mais qui m'avait séduite malgré tout pour un moment)
    C’est une série très plaisante à regarder (tout du moins au début). Par contre, c’est sûr que ça n’a pas grand chose à voir avec les versions classiques.
    Je me souviens avoir eu un espoir qu’il y ait un petit Galaad à cause de l’épisode avec une princesse appelée Elena mais elle n’est jamais réapparue et n’a jamais croisé Lancelot.
    La plus grande réussite de cette série est sans aucun doute la dynamique entre Uther et Morgane. D’ailleurs, à partir de la saison 4 et de
    Spoiler:
    la mort d’Uther
    la série a tendance à m’ennuyer.

    Wookie a écrit: The History of the Kings of Britain par Geoffrey de Monmouth dont toute une partie (environ un quart du bouquin) est consacré au mythe arthurien. C'était intéressant mais j'ai dû lutter. L'anglais du XIIe siècle ça finit par donner mal au crâne
    Ah. La fameuse chronique de propagande commandée par Henri Plantagenet… Je crois volontiers que l’anglais du XIIème siècle, c’est coton. Déjà que je n’y arrive pas avec le français du XIIème siècle…

    Wookie a écrit:Je n'ai pas forcément de personnage préféré, même si Perceval m'intéresse beaucoup.
    Perceval est un personnage sympa que j’aime bien. Mais sans plus. Je n’ai vraiment rien contre lui, bien au contraire, mais j’avoue qu’il ne m’intéresse pas des masses.

    Wookie a écrit:Par contre, j'aime bien Arthur en tant que personnage et dans sa symbolique. Ce qui m'intéresse chez lui c'est plutôt son "voyage", son évolution et tout ce que cela représente plutôt que le personnage en lui-même (qui est d'ailleurs quasi inexistant chez Chrétien de Troyes). Et puis avec toutes les différentes versions, interprétations, les origines différentes qu'on lui attribue (certains parlent d'un Dux Bellorum qui aurait déserté, d'autres d'un guerrier celte (en mode attaque Arrow ), etc...)
    Ah, ça c’est sur que les versions varient beaucoup. Mais, à partir au moins du Lancelot-Graal, ce sont généralement les erreurs d’Arthur et son manque de vertu qui mènent à la chute de son royaume. Mordred, fils qu’il a eu avec sa propre demi-soeur, étant la conséquence directe de son crime d’inceste, incarne presque une sorte de châtiment divin qui le détruit ainsi que ceux qui le soutiennent. Seuls ceux qui ont quitté Arthur et son attachement aux affaires de ce monde et qui, menés par Galaad, sont allés au bout de leur accomplissement spirituel en atteignant le château du Graal, ne sont pas victimes de cette espèce de Ragnarök dans lequel disparaissent ceux qui se sont montrés indignes du Graal.
    Ce qui était au départ la propagande de la royauté anglo-normande fut ainsi détourné de son objectif premier et est devenu au contraire une sorte de mise en garde pour les rois médiévaux. Une façon de leur rappeler leurs devoirs et de les pousser à se montrer plus sages et plus vertueux qu’Arthur.

    Wookie a écrit:
    A tel point que j’ai plus ou moins imaginé la trame d’une version à écrire moi-même. Malheureusement, je ne pense pas en trouver un jour le temps ou le courage.

    Ah tu m'intéresses maintenant ^^ !

    Oui, bon… Comme je te l’ai dit, il y a peu de chances que je trouve un jour le temps et le courage de vraiment me lancer là-dedans. C’est juste à l’état d’idées assez vagues. Je peux quand même essayer de te brosser les grandes lignes de ce à quoi j’ai pensé.

    L’action serait située dans la dernière décennie du Vème siècle. Comme tu t’en doutes surement, le personnage principal serait Galaad. Il serait un enfant légitime, Lancelot et Elaine étant mariés (mais ce mariage aurait été imposé à Lancelot par Arthur). Lancelot aurait disparu avant la naissance de Galaad, accusé d’avoir assassiné la première épouse d’Arthur (celle évoquée sur la fameuse tombe de Glastonbury qui serait soi-disant celle d’Arthur et Guenièvre).
    Galaad aurait donc grandi dans le mépris de tous et dans la honte d’être le fils d’un traitre assassin. Il souffrirait beaucoup du fait d’avoir grandi sans père et cela l’aurait conduit à développer une forte dévotion à l’égard de Saint Joseph, l’image du père de famille idéal, et, à partir de là, à devenir un fervent chrétien et à s’intéresser à toute la mythologie autour du Graal. Quand il rencontre Bohort, le cousin germain de Lancelot donc, Galaad se rapproche beaucoup de lui et voit en lui une sorte de père de substitution.
    A vingt ans environ, il apprend que son cousin Perceval (Perceval est le cousin germain d’Elaine mais est beaucoup plus jeune qu’elle et est plus proche de l’âge de Galaad) a séjourné dans un château qu’il n’arrive pas à retrouver et où se trouverait le Graal (comme chez Chrétien de Troyes donc). Galaad part alors en quête et se rend en Gaule et en Italie pour consulter des archives sur le Graal. Ce faisant, il est confronté à diverses autres questions.
    Bien sûr, durant son voyage, il retrouverait Lancelot qui serait innocent du meurtre de la reine mais serait peu enclin à faire preuve d’affection envers Galaad, fils non désiré qu’il a eu d’une femme qui lui avait été imposée.

    Un point important de l’histoire serait la rivalité entre la famille de Lancelot et celle de Claudas. Claudin, le fils de Claudas, aurait été enlevé par Bohort et Lionel (surtout Lionel en fait) et serait retenu prisonnier à la cour d’Arthur comme otage. Il se lierait d’amitié avec Galaad malgré le passif entre leurs deux familles et tous deux s’efforceraient de chercher une solution pacifique au conflit.

    Constantin de Cornouailles, neveu d’Arthur et futur roi, conformément à la description qu’en fait Gildas le Sage, serait un vil comploteur prêt à tout pour devenir roi. Avant le mariage d’Arthur et Guenièvre, il aurait été fiancé à cette dernière mais, après l’avoir trompé avec Lancelot, elle aurait finalement épousé Arthur une fois ce dernier veuf et Lancelot disparu. Constantin aurait vécu cela comme une terrible humiliation et aurait juré de faire payer Arthur et Guenièvre (et Lancelot s’il le retrouve un jour).

    Il serait question de certains des enfants d’Arthur évoqués dans certaines versions: ses trois fils Llacheu, Amr et Gwydre et sa fille Mélora. L’histoire de Mélora et de son amoureux Orlando serait reprise sauf que Mélora serait aidée dans sa quête pour sauver Orlando par Galaad et Claudin, conduisant à une forte amitié entre les trois. Amr (qui selon la tradition a été tué par Arthur lui-même) serait très critique à l’égard de son père, l’estimant indigne du trône pour diverses (bonnes) raisons. Llacheu et Gwydre seraient moins importants. Mais, fatalement, tous finiraient mal puisque c’est Constantin qui doit devenir roi.

    Mordred serait présent en tant que fils d’Anna/Morgause mais ne serait pas très important. Il serait proche d’Amr et partagerait ses idées.

    La dynamique entre Uther et Morgane de Merlin version BBC serait plus ou moins reprise, avec Morgane fille cachée d’Uther (mais il l’aurait eu tard et elle serait beaucoup plus jeune qu’Arthur). Uther serait encore en vie mais ce serait quand même Arthur le roi. Je dissocie la royauté d’Uther et celle d’Arthur: Arthur est roi de Bretagne car il a retiré Excalibur du rocher et Uther n’est qu’un des rois fédérés comme Léodagan et Calogrenant.
    Morgane aurait une sorte d’amour impossible avec Galaad, impossible à cause de leurs croyances et convictions radicalement opposées et aussi, plus tard, parce que Galaad fait voeu de chasteté. Elle essaierait vainement de prendre le pouvoir en Bretagne puis poursuivrait Galaad jusqu’à Rome.

    Il y aurait aussi une histoire concernant un projet de restauration de l’Empire Romain pour rétablir la Pax Romana, avec Lucius comme empereur. Lucius (que j’appelle Lucius Julius Caesar, tant qu’à faire) serait ici le fils de Flavius Julius Nepos, l’avant-dernier empereur romain (ou le dernier; ça dépend de comment on compte). Certains rois comme Clovis y seraient très favorables tandis que d’autres, comme Arthur, refuseraient l’idée d’avoir à nouveau quelqu’un au-dessus d’eux.


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